… Lullaby … Lullabies, bises …

« Les hommes dans leur sommeil travaillent fraternellement au devenir du monde. » HERACLITUS.


… Vous savez, l’histoire …
C’est l’histoire de … l’histoire qui dit …

… En lullabies … « Pack up your Troubles » … autrement dit, « les sans soucis ».
C’est c’qu’est dit.

Max RICHTER est un compositeur contemporain, également chef de famille, et père.
Avec la perception au combien sensible, qu’il peut avoir du Monde, et pour connaître les rythmes énervés du quotidien, il s’est sincèrement, honnêtement, demandé, à lui-même : comment, les plus petits, comment  le plus commun des Gens, des mortels … comment,  … il est encore possible de trouver un peu de PAIX.
PAIX, … et juste …. Juste un peu de DÉLICATESSES, peut-être même, de RÉCONFORT réparateur … parmi les turbulences de nos bien trop complexes existences …
De par la frénésie de nos vies malmenées, aux sursauts, … aux à coups des « CAC 40 qu’à rentés », … jusqu’au quarantièmes de la « chose » côtée … il se dit que la NUIT porte bon conseil.
Certains affirment, que c’est même d’autant mieux, … de ses deux oreilles …
…  Ceux là, auraient-ils lu Héraclite ? «  Even a soul submerged in sleep is hard at work and helps make something of the world. »

De toutes ces questions, ainsi que pour quelques autres encore, est née une œuvre de huit heures pleines.
Les invités à ce concert singulier, sont conviés à enfiler une tenue de lit … pour une nuitée … qui donne CECI .
Sinon, il est à expérimenter une Heure complète en CD, conçue, celle-là, pour être perçue de plein JOUR.

Voyage du Silence
Paul ÉLUARD  du Recueil : « L’Amour la poésie »

Voyage du silence
                    De mes mains à tes yeux

                        Et dans tes cheveux
                               Où des filles d’osier
                        S’adossent au soleil
                     Remuent les lèvres
           Et laissent l’ombre à quatre feuilles
                               Gagner leur cœur chaud de sommeil.

alone bed bedroom blur

Photo by Pixabay on Pexels.com

Notes et références :

  • Un bisbiglio : est en italien un murmure.
    « Il bisbiglio, del vento, delle foglie », … pour le chuchotement du vent, des feuilles. Il est curieux de constater que ce mot ait pu étymologiquement conduire au terme bisbilles  en français.
  • Laurel and Hardy – Pack Up Your Troubles (1932) (1h04mn30s): c’est le film en entier, et en couleurs. Pour ‘l’ histoire de bonne nuit’, c’est de 43mn à 45mn45.
  • « SLEEP » de Max RICHTER.  « SLEEP-Trailer » (6mn02), … Est musique * de relaxation, .. de rêves, … de sommeils, .. de méditations : Video à Zürick (0mn58).
  • … Héraclite : « L’enseignement est un autre soleil pour ceux qui le reçoivent.« 

«  Man kann nicht überall seine Ruhe finden, aber gelegentlich hat man Glück und wird in Ruhe gelassen. »   Eh … Qui sait ?

…          …

 

9 réflexions sur “… Lullaby … Lullabies, bises …

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  2. QUATRE HEURES DU MATIN

    Heure de la nuit au jour
    Heure du flanc droit au gauche
    Heure pour avant la trentaine.
    Heure balayée sous le chant des coqs.
    Heure où la terre semble nous chasser.
    Heure où nous glace le souffle des étoiles éteintes.
    Heure de qu’est-ce qui restera-bien-de-nous.
    Heure vide,
    sourde, aride.
    Fond du fond de toutes les autres heures.
    Personne n’est vraiment bien à quatre heures du matin.
    Si les fourmis sont bien à quatre heures du matin,
    Bravo les fourmis! Mais que viennent vite cinq heures,
    Si tant est que nous devons survivre.

    Wislawa Szymborska (1923-2012)
    Du désenchantement heureux’, France Culture 1-2-3-4

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  3. … En flagrants délices d’Eden aboli … heureusement, qu’il y ait l’aurore …

    < L'aube n'est pas qu'un cri
    Qu'on pousse en s'éveillant
    L'aube n'est pas qu'un lit
    Que l'on quitte en baillant
    Ce n'est pas qu'une étoile
    Qui retourne dormir
    Ce n'est pas qu'un journal
    Qu'on parcourt sans frémir

    Ou alors, ou alors, ou alors, ou alors
    C'est qu'on est déjà mort (…)

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  4. Souvenir
    Alphonse de Lamartine

    En vain le jour succède au jour,
    Ils glissent sans laisser de trace ;
    Dans mon âme rien ne t’efface,
    Ô dernier songe de l’amour !

    Je vois mes rapides années
    S’accumuler derrière moi,
    Comme le chêne autour de soi
    Voit tomber ses feuilles fanées.

    Mon front est blanchi par le temps ;
    Mon sang refroidi coule à peine,
    Semblable à cette onde qu’enchaîne
    Le souffle glacé des autans.

    Mais ta jeune et brillante image,
    Que le regret vient embellir,
    Dans mon sein ne saurait vieillir
    Comme l’âme, elle n’a point d’âge.

    Non, tu n’as pas quitté mes yeux;
    Et quand mon regard solitaire
    Cessa de te voir sur la terre,
    Soudain je te vis dans les cieux.

    Là, tu m’apparais telle encore
    Que tu fus à ce dernier jour,
    Quand vers ton céleste séjour
    Tu t’envolas avec l’aurore.

    Ta pure et touchante beauté
    Dans les cieux même t’a suivie ;
    Tes yeux, où s’éteignait la vie,
    Rayonnent d’immortalité !

    Du zéphyr l’amoureuse haleine
    Soulève encor tes longs cheveux ;
    Sur ton sein leurs flots onduleux
    Retombent en tresses d’ébène,

    L’ombre de ce voile incertain
    Adoucit encor ton image,
    Comme l’aube qui se dégage
    Des derniers voiles du matin.

    Du soleil la céleste flamme
    Avec les jours revient et fuit ;
    Mais mon amour n’a pas de nuit,
    Et tu luis toujours sur mon âme.

    C’est toi que j’entends, que je vois,
    Dans le désert, dans le nuage;
    L’onde réfléchit ton image;
    Le zéphyr m’apporte ta voix.

    Tandis que la terre sommeille,
    Si j’entends le vent soupirer,
    Je crois t’entendre murmurer
    Des mots sacrés à mon oreille.

    Si j’admire ces feux épars
    Qui des nuits parsèment le voile,
    Je crois te voir dans chaque étoile
    Qui plaît le plus à mes regards.

    Et si le souffle du zéphyr
    M’enivre du parfum des fleurs.
    Dans ses plus suaves odeurs
    C’est ton souffle que je respire.

    C’est ta main qui sèche mes pleurs,
    Quand je vais, triste et solitaire,
    Répandre en secret ma prière
    Près des autels consolateurs.

    Quand je dors, tu veilles dans l’ombre ;
    Tes ailes reposent sur moi ;
    Tous mes songes viennent de toi,
    Doux comme le regard d’une ombre.

    Pendant mon sommeil, si ta main
    De mes jours déliait la trame,
    Céleste moitié de mon âme,
    J’irais m’éveiller dans ton sein !

    Comme deux rayons de l’aurore,
    Comme deux soupirs confondus,
    Nos deux âmes ne forment plus
    Qu’une âme, et je soupire encore !

    Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

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  5. « Il y a un hymne endormi en toutes choses
    qui rêvent là sans fin,
    et le Monde se mettra à chanter,



    Si tu touches la parole magique .»

    Joseph Karl Benedikt Freiherr Von Eichendorff (10 mars 1788 – 26 novembre 1857), Baron poète & romancier allemand …

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  6. De ‘Des Fleurs du Mal’ …
    Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
    Comme une explosion nous lançant son bonjour !
    Bienheureux celui-là qui peut avec amour
    Saluer son coucher plus glorieux qu’un rêve !

    Charles Baudelaire (1821 – 1867)

    … « Il était tard ; ainsi qu’une médaille neuve La pleine lune s’étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve Sur Paris dormant ruisselait. »

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